Poésie dédiée à une amie qui a perdu ses grands-parents
Dans ce petit cimetière où mon grand-père repose
Sur cette terre des Landes volée au ciel des palombes,
Je suis venu déposer la beauté d’une rose
Parmi des chrysanthèmes mis au pied de la tombe.
J’ai trente ans aujourd’hui et je n’ai pas oublié
Celui qui a guidé ce jeune garçon d’ailleurs
Pour lui montrer comment on pouvait par milliers
Tracer des sillons aussi droits pour chaque valeur.
Je n’ai pas oublié celui qui m’a appris
A grandir dans la vertu et le respect des siens
Dans cette région qui l’avait vu grandir aussi
En traînant ses galoches sur le bord des chemins.
Je regarde cette tombe toute froide et je me souviens
De la chaleur de cet homme venu du midi
Là où le soleil est plus bleu quand il revient,
Là où l’Atlantique rejoint les montagnes d’Euskadi.
Dans ce cimetière où mon grand-père repose
Sur cette terre noire du Sud Ouest qui fut sa patrie,
Je suis venu déposer le silence d’une rose
Pour honorer sa mémoire et celle de son pays.
Michaël BLAUWART
